Tardivement, on découvre le nouvel album d’Andrée Grise. Un disque bon où l’artiste nous communique sa foi et sa pleine force. Andrée Grise nous a touché par l’humilité qui plane à travers les 12 titres de cet album merveilleux de par ses textes et l’évangile qui s’y trouve. C’est un album béni, qui fortifie.

Cet album voyage entre les genres et les cultures. Il parle à tout monde, c’est une parole universelle. A travers cet album “Demain j’irai mieux”, cette artiste entière parle à tout le monde.

A l’occasion du nouveau clip extrait de ce projet, nous lui avons posé quelques questions. Une interview qui nous laisse aucun doute, Andrée Grise est véritablement une âme à propulser là-haut, encore plus haut.


YOUR MAGAZINE : Bonjour Andrée Grise, on découvre votre album un peu en retard mais ce qu’il dégage et ce qu’il exprime résonne particulièrement en nous. Il est intemporel et nous donne ce nouvel élan de courage nécessaire dans ce contexte que nous traversons. Est-ce dans contexte-ci que vous l’avez composé ?

Andrée Grise : Bonjour ! Est-ce un titre prémonitoire ? Lorsque j’ai composé cet album nous étions loin du Covid 19, loin du confinement et de tout ce que l’on vit depuis mars 2020. J’ai composé ces chansons avec une volonté de dépassement de soi. Aller plus loin, je venais d’avoir un bébé  et je me disais ça ne doit pas m’empêcher de poursuivre mes rêves.

Alors oui  c’est un album qui annonce la vie, la venue, l’arrivée c’est pour cela que certains textes doivent résonner comme un élan celui d’aller de l’avant et de vivre. Il encourage à ne pas s’avouer vaincu malgré les épreuves que l’on peut rencontrer. Il doit bien avoir quelqu’un qui entend mon sos. Les différents rythmes de l’album donnent une cadence, parfois on marche, on court, on s’arrête puis on repart. Avec cette idée d’aller à la rencontre de soi-même, des autres, de sa montagne, celle que nous devons escalader ou alors celles que nous avons déjà vaincues.

YM : Votre album, on le reçoit, bras ouverts… il est très spirituel, c’est ce que vous aviez envie de faire ?

AG : Merci pour l’accueil. Être bienvenue quelque part fait du bien. La spiritualité fait partie de ma vie. Je m’en inspire pour écrire, composer et chanter. Ca m’apporte la paix, le recul et la profondeur dont j’ai besoin. Lorsque j’écris j’imagine que je dis ces mots à quelqu’un ou que quelqu’un pourrait me les dire. Les couleurs différentes de la musique donne aussi un sentiment de voyage. Lorsque l’on voyage on s’évade, on se ressource et l’on revient rechargé. 

YM : « Demain j’irai mieux » est un album pansement ? Vous avez besoin de vous le dire « Ca ira mieux demain » ?

AG : « Demain j’irai mieux » ce n’est pas un pansement. C’est bien plus efficace.

« Demain j’irai mieux » est une proclamation de foi.

Les synonymes qui me viennent sont, promesse, engagement, mission que l’on se donne à soi-même, aux autres et à ceux qui ne sont plus là. On a le choix dans la vie, moi je n’ai pas le choix même si ma chair proteste mon âme se revendique créatrice, porteuse de vie et d’espoir. C’est de là que viennent ces chansons, ces louanges, ces textes. Je suis Reconnaissante. J’ai le désir d’avancer et de donner le meilleur. Parce-que d’autres l’ont fait avant moi et d’autres le feront encore. Je crois que demain ça ira mieux parce-que c’est ce que chaque nouveau jour me dit «Espère ».

Espère malgré tout. C’est ce que j’enseigne à mes enfants. Peu importe si le monde, les gens, les pronostiques crient l’inverse ou Ignorent.  C’est l’héritage que l’on reçoit comme un gage, une alliance de vie et c’est ce que je transmets. Oui je le redirai encore «Demain ça ira mieux ». Nous avons tous une carte ou un coffre où lire et puiser ce dont nous avons besoin pour avancer confiant sur ce chemin « sacré » de la vie. 

Dans mon coffre se trouvent la spiritualité et l’amour et c’est ce que je partage à travers mes chants. 

YM : Cet album a divers sonorités et on comprend que cela résulte de vos inspirations diverses, il a ce quelque chose de très frenchy, des sonorités afro américaines, antillaises et d’Afrique subsaharienne… le titre « Je te donne » est un bel exemple de ça justement, c’est ce que vous êtes, une artiste d’ici et d’ailleurs ?

AG : J’aime être multiple. La diversité je trouve ça magnifique dans la musique être à même de pouvoir mélanger plusieurs styles. Ça tient de mes origines, de mon parcours de vie et bien sûr de mon éducation musicale. J’écoute de tout même si je n’aime pas tout et tout est source d’inspiration. J’en ai écouté du Goldman, d’ailleurs dans «Je te donne » Je reprends une de ses phrases (je te donne ma différence et tous ces défauts qui sont autant de chances). Michel Berger mais aussi Aznavour et Claude François. J’ai été marquée par les années 80, Kate bush, Georges Michael, Michaël Jackson et Haha.

Dans les années  2000, j’ai commencé à écouter Franco le Roi de la Rhumba congolaise. D’ailleurs j’ai chanté durant des années dans un groupe de gospel « The Legend Singers » où la majorité des membres étaient du Congo. Nous chantions en ingala et kikongo. «Dis-moi encore une fois », « Dépose » et « Impro voix » ont cette sonorité africaine. La musique est un voyage, on part s’en connaître la destination et hop Surprise ! On a un Passeport international. 

YM : Dans ce même titre, il est question dans un premier lieu de transmission, de ce qu’un parent donne à son enfant. S’il y avait une chose que vous aimeriez transmettre aux jeunesses de demain, qu’elle serait-elle justement ?

AG : Dans cette chanson je fais référence à ce fameux coffre et cette fameuse carte dont j’ai parlés. On aimerait tellement protéger cette jeunesse. Lui offrir le meilleur et qu´elle tire le meilleur d’elle-même. 

Si je devais transmettre une chose à cette jeunesse « Le courage ». N’abandonne jamais. Ne renonce pas. Ne laisse personne éteindre ta lumière. Tu peux trouver ce courage dans ton cœur, ton esprit, ton âme et tes gènes. Alors va et devient. 

YM : Vous avez sorti un nouveau clip pour mettre des images sur le titre éponyme de cet album… qu’aimeriez-vous nous dire dessus? Comment s’est-il créé ?

AG : « Demain j’irai mieux ». Dans ce clip je marche. Descends des escaliers. Je pars d’une pièce sombre pour entrer progressivement dans une lumière bleutée puis viennent les voiles. J’aime ce qu’évoque le voile. Ici il symbolise le chemin de quelqu’un qui a su gardé la foi. Après ces moments d’épreuves, de chutes, de doutes les voiles s’envolent. Annonçant la libération. La guérison. Aujourd’hui je marche confiante et sereine vers demain. Je ne porte plus de voile pour me cacher le visage, ou cacher mes plaies, je suis libre d’être et de dire  mon chemin se révèle et s’ouvre. 

Le Chœur gospel représente les témoins ou les Anges qui sont là pour célébrer et approuver cette affirmation. Ils sont eux aussi au bénéfice de ce même chemin qui s’ouvre et s’éclaire enfin. « Demain nous irons mieux ».

YM : Votre album est sorti il y a déjà un moment. Il n’a pas fini de toucher des âmes. Comment va se passer la suite de ce projet ?

Merci pour cette prophétie. Je l’espère oui. D’autres clips sont prévus. Et aussi dès que la situation sanitaire le permettra, des concerts et pourquoi pas, une tournée. La suite est prometteuse en tout cas !


Stanley TORVIC

Directeur de la Rédaction Pop Runs

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