EDITO. La révolte populaire est proche et se doit d’être.

Zyed Benna et Bouna Traoré, électrocutés dans l’enceinte d'un poste électrique dans lequel ils s'étaient réfugiés pour échapper à un contrôle de police le 27 octobre 2005.

Depuis des décennies, ceux qu’on ne peine à vouloir entendre, se meurent. Quand la vie ne leur est pas prématurément ôtée, ils persistent et demeurent dans une société qui les marginalise, qui les laisse pour chiens. Cette République de l’« égalité de chances », de la supposée « méritocratie » n’est, vous le savez qu’une sombre illusion qui cache des failles, de tristes faiblesses et qui ne fait qu’entretenir les schémas et la reproduction sociale.

Enfants de cette dite Patrie, cette société fière de rappeler sa mixité lors d’évènements sportifs, fière par moment de jouer du rap et du RnB en radio, mais qui ne se veut pas digne d’écouter les cris et d’attester les coups.

Pendant combien de temps encore, les bavures policières, soit ce qu’on condamne ailleurs, se feront encore chez nous ? Rosa Parks, Harriet Tubman, Malcom X, et Nelson Mandela ne sont pas des symboles français.

Combien d’Adama Traoré, Zineb Redouane, de Zyed et Bouna, de Liu Shaoyao, de Cédric Chouviat, ou de Gaye Camara vous faudra-t-il encore pour ouvrir les yeux, unir nos voix contre cet Etat français qui tue les siens ? Que vous faut-il encore ? Le sang de la Banlieue coulera et si c’est la seule manière pour que mes enfants puissent vivre en paix demain ; le mien coulera aussi.

Pour que notre devise ne soit plus vide de sens. Allions-nous !

image : Zyed Benna et Bouna Traoré, électrocutés dans l’enceinte d’un poste électrique dans lequel ils s’étaient réfugiés pour échapper à un contrôle de police le 27 octobre 2005 à Clichy-sous-Bois. Ils avaient 17 et 15 ans.


Stanley TORVIC

Directeur de la Rédaction Pop Runs

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