Etienne Jaumet © Ph. Lebruman

Crédit photo : Philippe Lebruman

Hier on vous faisait découvrir 8 regards obliques de Etienne Jaumet >> à (re)lire ici. Aujourd’hui, nous partons à sa rencontre pour qu’il réponde à quelques questions.

Quelle est ta relation avec la musique ?

Je suis devenu musicien un peu par ‘’hasard’’. J’ai commencé à jouer du saxophone à 11 ans, mon frère ayant choisit d’apprendre la trompette. Je ne pensais pas faire de la musique mon métier, et doutais d’être assez bon pour pouvoir accompagner des artistes. Mon amour pour la musique m’a tout de même conduit à faire des études d’ingénieur du son.

Tu as fait parti de d’autres groupes tels que The Married Monk, Zombie Zombie (toujours d’actualité) et tu mènes parallèlement une carrière solo. Comment parviens-tu à gérer tout cela ?

Il est vrai que je joue dans un certain nombre de groupes, tant par passion que par nécessité. Aujourd’hui, pour se concentrer sur un seul projet, il faut être sûr qu’il va fonctionner et qu’il plaise. Moi je les multiplie pour continuer à faire de la musique et apprendre. Le grand nombre de projet, et l’investissement que cela nécessite n’est pour moi pas un problème , ni un obstacle : un projet en enrichi toujours un autre.

Dans ton disque 8 regards obliques, tu as choisi de confronter le jazz à la musique électronique. Pourquoi ce choix ?

J’avais besoin de tenter de nouvelles choses, en tant que joueur de saxophone je ne suis pas technique, pas un jazzman. J’ai voulu aller de l’avant avec un disque de jazz, il a donc fallu que je crée un univers personnel.

Le fait de reprendre des compositions de Coltrane, et bien d’autres n’a pas été trop impressionnant ?

C’est une tache qui parait énorme, que de s’attaquer à des standards. J’essaie de ne pas penser au poids de l’héritage et j’essaie avant tout de me faire plaisir. En réécoutant ces titres, j’ai isolé les rythmes pour en créer un binaire et j’ai vu que cela pouvait fonctionner, c’est surtout cela qui m’intéressait.

“Ma révélation mystique”, est donc la seule création personnelle du disque. Est-ce que tu pourrais nous en parler ?

Il s’agissait d’un défi. Toutes les reprises étaient faites de faon spontanée, sans réflexion particulière. Il me fallait juste avoir un thème en tête, assez simple, et il ne me restait plus que à le rejoindre.  J’ai complètement retrouvé le principe spontané de la création , auquel je suis tout particulièrement attaché.

Si tu devais me donner le nom d’un artiste qui t’a le plus marqué ?

Difficile puisque beaucoup d’artistes m’ont influencé et marqué. Surement John Colhly, qui mélange une recherche de spiritualité à l’expression personnelle. En d’autres terme il arrive à concilier liberté et esthétique.

Quels sont tes futurs projets ? Et tes prochaines collaborations ?

Il y a une prochaine sortie avec un Jazzman qui est Haltman Gilbert qui a commencé à jouer dans les années 70. Il fait de la musique à Urban Sax et cet artiste voulait renouer avec les instruments.

Merci Etienne d’avoir bien voulu répondre à toutes ces questions !


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