La semaine dernière, Pigalle s’est transformé en véritable Empire de la Musique le temps du MaMA Festival. Que ce soit à la Cigale, au Magnum Club ou même à la Machine du Moulin Rouge, une partie de la scène émergente performait le temps de trois soirées. Et nous y étions pour deux d’entre elles!

Sally sur la scène du Magnum Club | (c) Margaux THERON DESNOS

Mercredi soir, 21h. La nuit est tombée sur Pigalle et les badauds déambulent sur les trottoirs. Nous nous arrêtons devant le Magnum Club. Le concert de Sally nous attend. Nous entrons dans la salle, déjà bien remplie et voilà que la musique démarre. Quelques notes et Sally monte sur la scène, accompagnée de son DJ.
Les lumières des projecteurs se reflètent sur le mur de glaces du Magnum Club, les morceaux inédits s’enchainent. C’est une réelle découverte pour une bonne partie de la salle, pourtant les gens remuent la tête, les épaules, ils dansent, reprennent même les paroles.
Nous connaissions un peu l’artiste et c’est clairement un coup de cœur confirmé (son EP sort le 22 novembre, on vous conseille fortement de l’écouter!).

Dans ce même temps, non loin de Sally, une autre partie de la rédaction se laissait embarquer par Joseph Chedid. YOUR MAGAZINE ne vous aura jamais autant parlé d’un artiste en si peu de temps. Joseph sur scène ; c’est envoûtant. Alors que l’album suspend déjà le cours du temps, Joseph en live, nous emmène loin de tout. Pris dans la frénésie de la vie Parisienne, Joseph s’impose et nous pose, nous pose près de lui, au pied de son piano, nous laissant boire et admirer son talent et son aura. Sur scène, l’homme précède l’artiste. Sincère, humain, proche et intime avec ceux qui le regardent, Joseph se dévoiles sans strass ni paillettes.

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La soirée se poursuit, on quitte le Phono Museum pour se diriger au Bus Palladium, là où la folie d’Hervé se libère au-delà de toutes conventions. Son EP “Mélancolie F.C.” est déjà un succès, Hervé se raconte par lui-même, par sa présence scénique et ses textes. En rage, en douceur, l’artiste explose, presque. De cette belle folie, il aboie au public ce qu’il a à dire. Hervé ne se cherche plus, tout ce qu’il a en lui, toutes ces émotions, tout cet amour, toute cette rage, Hervé nous le partage. Le 16 octobre dernier, Hervé s’est complètement libéré et s’est laissé entrevoir par ceux qui se sont laissés charmé par ce tout nouveau talent de la musique française.

Avant de reprendre le métro, il est bientôt 23h30, mais Praa joue au Magnum Club, là où a commencé notre soirée. La bretonne amoureuse de pop nous présente son nouveau projet artistique. Alors que l’artiste était entourée de musiciens sur ces précédentes dates, Praa se dévoile au MaMA presque seule. L’artiste fait comme face à son public et cela est réussit. Praa a encore tant à nous dire, mais par cette reconstruction, l’artiste a prit en volume. Elle a encore à faire, mais ce qu’elle nous propose nous donne envie de la suivre encore un peu plus.

Jeudi matin, 9h. Le réveil sonne, pas de grasse matinée aujourd’hui. Le MaMA Festival c’est, certes, des concerts, mais c’est aussi pas mal de conférences et masterclass aux sujets divers. Direction donc la FGO Barbara dans le 18ème pour assister à une première conférence. Artistes et professionnels se mélangent dans la salle et les conférences commencent. Nous commençons par la FGO Barbara, mais les conférences ont lieu un peu partout dans Pigalle, c’est donc, à chaque heure, un chassé-croisé constant dans les rues du quartier.

La journée passe à une vitesse folle, il est déjà 18h45, et c’est le moment pour nous d’aller à la Cigale pour le premier concert de la soirée : celui du groupe belge Glauque.

Glauque sur la scène de la Cigale | (c) Margaux THERON DESNOS

Ce sera sans doute LA découverte du festival pour YOUR MAGAZINE. Prenez un peu de The Blaze, un peu de Fauve, et vous aurez Glauque. Mélange un peu étrange je vous l’accorde, et pourtant, c’est totalement efficace. Le groupe belge mélange les sonorités électro et les textes rageurs, le tout sous forme d’une performance à l’énergie contagieuse.

Un peu plus tard, nous nous dirigeons vers le Cuba Café où la soirée Napster va commencer. Jaïa Rose ouvre le bal. La jeune chanteuse alterne les chansons en anglais et en français devant un public curieux et avide de nouvelles découvertes musicales. C’est au tour de la nouvelle recrue du label Panenka nommée Tsew The Kidde de prendre place sur scène. L’artiste enchaîne les morceaux nous teasant par la même occasion sa mixtape qui sortira fin novembre.
On sort de la salle, histoire de prendre l’air : il fait si chaud ! L’occasion pour nous de découvrir les autres salles ouvertes pour l’événement : les Trois Baudet, la Boule Noire, la Machine du Moulin Rouge. Tant d’endroits différents et pourtant animer par la même énergie, l’énergie musicale qui anime Pigalle depuis deux jours.

On se rend au Backstage By The Mill. Enchantée Julia est en train de se produire. Ambiance très chill ici, où professionnels et simple amateurs de musique se côtoient.
Puis c’est au tour de Nelick d’entrer en scène. L’ambiance évolue, on se croirait presque en showcase. Le concert commence et l’artiste enchaine les morceaux, mélangeant anciens sons et inédits. Ça fonctionne, ça fonctionne très très bien. On adore. Encore un artiste à suivre de près (écoutez bien nos conseils, c’est important!).

Yseult sur la scène de la Cigale | vidéo prise par Stanley TORVIC

 

Ce même soir, on redécouvre Yseult qui projette sa nouvelle ère, plus noire, plus sombre.

à (re)lire >> INTERVIEW. Yseult, une artiste enfin -libre-

Yseult revient de loin, mais n’a rien à prouver. L’artiste ne se cantonne pas à faire du son qui bouge, elle utilise son art pour s’exprimer, et ouvrir son cœur. Là où les mots ne peuvent se trouver, Yseult embarque par sa présence, par sa sincérité. Peu avant elle, c’est Pongo qui faisait exploser littéralement la scène de la Cigale. L’artiste angolaise nous a fait danser et c’est dans ces moments là que l’on admire un festival comme le MaMA. Scène pour les artistes français, le MaMA est aussi une scène internationale et ça fait du bien. Aux heures où la liberté artistique est à sauver, le MaMA conforte.

Rien à dire de plus, le MaMA c’est des rencontres qui chamboulent une vie que l’on soit pro, festivalier… Le MaMA c’est un peu the place to be pour tous les amoureux de la musique.. Réel carrefour des genres, le MaMA Festival est à soutenir par son aspect unique !

 

(c) l’ensemble des photos ont été prises par Margaux THERON DESNOS pour YOUR MAGAZINE. article rédigé par Margaux THERON DESNOS et Stanley TORVIC


Margaux THERON DESNOS

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